Les principales clés de lecture du référentiel de certification

Si l’écriture du référentiel de certification du baccalauréat Gestion-Administration respecte le cadre général défini par le guide d’élaboration des diplômes professionnels, il s’agit ici de fournir les éléments destinés à en faciliter la compréhension et la lecture.

Le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration est structuré à partir des choix suivants :

  • Rechercher une imbrication étroite entre le référentiel des activités professionnelles et le référentiel de certification. C’est ainsi que les compétences, les unités d’enseignement, les unités de certification et les épreuves sont structurées autour des quatre pôles d’activités décrits dans le référentiel d’activités professionnelles ; l’objectif étant d’assurer une lisibilité du diplôme par tout type de candidat, quelle que soit la voie d’accès au diplôme.
  • Proposer une organisation du référentiel de certification centrée sur les situations professionnelles caractéristiques de la gestion administrative. Il s’agit alors de définir les exigences attendues du diplôme à partir de la description de situations professionnelles de référence devant être maîtrisées à l’issue du baccalauréat Gestion-Administration. C’est pourquoi le référentiel de certification propose un répertoire exhaustif de ces situations professionnelles, structuré à l’identique des pôles d’activités du référentiel des activités professionnelles.

Le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration repose sur une approche combinatoire et intégrative des compétences permise par la description précise des situations professionnelles, au sens où :

  • les compétences professionnelles sont approchées à partir de l’activité d’un individu qui, placé en situation de travail à partir d’une tâche qui lui est confiée, doit produire des résultats attendus. La compétence exprime donc ici la capacité de chacun à combiner des  ressources personnelles avec l’ensemble des éléments constitutifs de la situation de travail, en vue d’atteindre le niveau de performance exigible pour le diplôme; le tout en tenant compte de la grande variabilité des situations de travail ;
  • la description de chacune des composantes de la situation de travail permet d’avoir une vision intégrative de la  compétence, vue ici comme résultante d’un ensemble d’éléments indissociables les uns des autres pour expliquer l’émergence de la compétence d’un individu.

Les composantes principales, et non exhaustives[1], retenues dans le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration pour décrire les situations professionnelles sont :

  • la tâche confiée qui génère chaque situation professionnelle et qui lui donne donc son intitulé principal. C’est cette tâche, à la fois descripteur des pôles d’activités professionnelles et élément constitutif de la compétence, qui établit le lien direct entre le référentiel des activités professionnelles et le référentiel de certification ;
  • les données de la situation  qui définissent les conditions de réalisation de la situation professionnelle en décrivant les ressources disponibles. La nature et le volume de ces ressources conditionnant directement les compétences et le niveau de performance attendus du diplôme, elles constituent un élément central à prendre en compte dans l’évaluation et la certification ;
  • les savoirs associés sont les « savoirs juste nécessaires », susceptibles d’être directement mobilisés dans les situations de travail. Ils ne sont donc pas structurés de manière académique et présentés dans un programme, mais déclinés dans chaque situation professionnelle. C’est ainsi qu’un même savoir peut être présent dans plusieurs situations sachant qu’il sera « mis en acte » différemment (Voir aussi ci-dessous le § I.3)
  • la performance attendue dans chaque situation professionnelle s’exprime à la fois par le résultat attendu directement lié à la tâche, mais aussi par la capacité à traiter des éléments rendant plus ou moins complexe la situation professionnelle et aussi la capacité à faire face à des aléas, des imprévus, des incidents inhérents à l’activité de travail. (Voir aussi ci-dessous le § I.4).

Ces composantes des situations de travail, en déterminant directement la ou les compétences mobilisées, constituent des points d’appui tant pour l’acquisition que pour l’évaluation des compétences.

Les savoirs associés[2] sont déclinés dans chaque situation professionnelle. Qu’ils relèvent de savoirs stricts, de connaissances de techniques, de démarches, de pratiques ou encore d’outils, ils revêtent un caractère résolument opérationnel du fait de leur transformation directe en acte de travail.

Trois grands champs de savoirs ont été retenus dans la description des situations professionnelles, en raison de leur importance et de leur prégnance dans les activités relevant de la gestion administrative :

  • les  savoirs de gestion et savoirs technologiques qui regroupent un vaste domaine de savoirs relevant de la gestion au sens strict, de la comptabilité, de la communication, de l’organisation, de l’administratif, du commercial, de l’informatique et de la bureautique, etc.
  • les savoirs juridiques et économiques qui sont formulés au plus près de l’activité de travail et qui ne reprennent donc pas systématiquement la formulation des programmes du tronc commun de Droit et d’Économie, même si un rapprochement peut être aisément établi. Un tableau de rapprochement est d’ailleurs  fourni dans ce guide d’accompagnement.
  • les savoirs rédactionnels qui constituent une composante à part entière des savoirs mobilisés et des critères de certification tant les exigences professionnelles en matière de maîtrise  de l’orthographe et la syntaxe sont reconnues comme essentielles dans les activités administratives. Là encore, les savoirs rédactionnels, s’ils  sont parfaitement ancrés dans le programme du tronc commun de Français, concernent spécifiquement des situations de production d’écrits professionnels et relèvent d’apprentissages particuliers (voir la description des ateliers rédactionnels en Annexe III). Ces savoirs sont ainsi présents dans 17 situations professionnelles sur les 54 que comporte le référentiel.

Les limites de connaissances ne sont pas définies en tant que telles. Elles résultent ici de la situation décrite, entre ce qui est demandé, donné et attendu. C’est ainsi, par exemple, que les niveaux de complexité et d’aléas des situations permettent de tracer clairement les limites et frontières des connaissances « juste nécessaires ».

La performance attendue est au centre des exigences certificatives. Elle est exprimée, dans le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration, par les résultats attendus mais aussi par les exigences portant sur les degrés  de complexité et les aléas à traiter dans chaque situation professionnelle. Il s’agit ici, en rappelant que la maîtrise de la variabilité des situations de travail fait intégralement partie de la compétence, que les niveaux de complexité et d’aléas ainsi précisés puissent permettre :

  • de positionner la situation professionnelle par rapport au niveau requis pour le baccalauréat ;
  • de graduer le niveau de compétence atteint selon la plus ou moins grande variabilité de la situation. C’est pourquoi ces niveaux sont classés pour chaque situation professionnelle par ordre croissant de difficulté.

La certification atteste du niveau de compétence exigible pour le diplôme par une évaluation certificative qui conduit à l’attribution de notes pour chaque épreuve. De ce point de vue, si la compétence reste l’objet de certification, elle ne peut être détachée du niveau de performance attendu du diplôme. C’est ainsi que le résultat attendu, les niveaux de complexité et d’aléas traités, constituent des indicateurs important pour positionner le niveau atteint sur une échelle de notes et dépasser ainsi l’appréciation duale, acquis/non acquis.

Rappelons enfin que par souci de simplification et de lisibilité, le référentiel de certification a défini une tâche, une compétence, un critère d’évaluation et un résultat attendu par situation professionnelle ; l’exhaustivité en la matière pouvant créer des redondances dans la certification des compétences.{slider=5. Les comportements et aptitudes}

Le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration ne considère pas ce qui relève des compétences comportementales comme attendus certificatifs spécifiques considérant que :

  • toute action de travail constitue en soi un comportement qu’il n’y a pas lieu de détacher de la partie visible et observable de la compétence ;
  • il peut cependant exister des exigences d’ordre comportemental imposées dans la situation professionnelle et qui figureront donc en tant que telles, dans les données de la situation à intégrer dans l’activité, au même titre que d’autres normes, procédures ou prescriptions à suivre.

Le caractère non situé de l’aptitude, vue comme mobilisation potentielle de ressources personnelles, conduit à la préciser au niveau général de chaque pôle d’activités. C’est ainsi que sont définies quatre aptitudes générales :

  • Pôle 1 : Aptitude générale à maintenir la relation avec des tiers
  • Pôle 2 : Aptitude générale à renforcer la cohésion sociale
  • Pôle 3 : Aptitude générale à améliorer la productivité administrative
  • Pôle 4 : Aptitude générale à accompagner des projets

L’évaluation des compétences se fonde sur l’utilisation de critères d’évaluation, précisés dans chaque situation professionnelle et qui constituent des éléments tangibles, observables permettant de « saisir » directement la compétence, objet par nature complexe et interne à l’individu. Mais la compétence étant par définition « située », l’évaluation doit également prendre en compte toutes les composantes de la situation professionnelle en tant qu’éléments qui conditionnent l’émergence de la compétence.

La certification atteste du niveau de compétence exigible pour le diplôme par une évaluation certificative qui conduit à l’attribution de notes pour chaque épreuve. De ce point de vue, si la compétence reste l’objet de certification, elle ne peut être détachée du niveau de performance attendu du diplôme. C’est ainsi que le résultat attendu, les niveaux de complexité et d’aléas traités, constituent des indicateurs important pour positionner le niveau atteint sur une échelle de notes et dépasser ainsi l’appréciation duale, acquis/non acquis.

Rappelons enfin que par souci de simplification et de lisibilité, le référentiel de certification a défini une tâche, une compétence, un critère d’évaluation et un résultat attendu par situation professionnelle ; l’exhaustivité en la matière pouvant créer des redondances dans la certification des compétences.

Le référentiel de certification du Baccalauréat professionnel Gestion-Administration constitue de fait un référentiel de formation, au sens où :

  • l’articulation directe avec le référentiel des activités professionnelles permet de proposer des modules homogènes de formation fondés sur la structuration des pôles d’activités. Les 4 pôles d’activités se subdivisent ainsi en 13 modules qui couvrent 55 situations de travail. Les épreuves reprenant également cette structuration, chaque module ainsi constitué peut nourrir des objectifs certificatifs ;
  • la description détaillée des situations procure également des repères importants pour la formation, notamment lorsqu’il s’agira de construire des situations de formation qui pourront évoluer en fonction des niveaux de complexité et d’aléas ;
  • le passeport professionnel utilisé dans le Baccalauréat professionnel Gestion-Administration, constitue à la fois un support d’épreuve et aussi un outil de suivi des acquis de formation.


[1] Les savoirs en langues étrangères, très importants dans les carrières administratives, s’ils ne font pas ici l’objet d’un traitement spécifique, figurent explicitement dans le traitement de la complexité de certaines situations professionnelles (voir la description détaillée).

[2] N’ont pas été retenues, entre autres, les composantes symboliques, culturelles, psychologiques, environnementales des situations de travail.